14.03.2008

À quoi ça sert?

À quoi ça sert de payer de l'assurance-emploi quand tu n'y as même pas droit une fois au chômage? Font chier merde!

10.03.2008

Inachevée

Sur le trottoir, il y avait des fraises...

Et des crottes. La neige fond, les lacs poussent dans les rues, j'aime les journées d'hiver qui nous font des clins d'oeil de printemps. Cela aide à tenir jusqu'au réveil. Il ne saurait tarder celui-ci, d'ailleurs, j'en ai acheté un sur ebay, pour me motiver. Mais le vrai réveil, celui de la nature, il est déjà en cours. Oui oui, malgré la dernière tempête que nous avons subi samedi.

Quelle excitation, nez collé dans la vitre, appareil photo dans les mains et puis le coeur qui bat très vite parce que les arbres semblent sur le point d'être jetés par terre. On n'est pas grand-chose quand le vent souffle, vous ne trouvez pas?

27.02.2008

La société de Métis

Présentée à Espace libre
Texte de Normand Chaurette
Mise en scène de Joël Beddows
Vue le 28 février 2008


En bref, à Métis-sur-Mer, Zoé Pé, une riche rentière cultive ses jardins comme ses amitiés. Pendant l’été 54, elle s’aperçoit que son voisin, un peintre, a entrepris de réaliser son portrait et celui de ses invités. Alors Zoé Pé veut ces toiles, mais le peintre refuse et son désir tourne à l'obsession. Plutôt que de laisser les protagonistes raconter, ce sont leurs portraits, oubliés et dédaignés dans un musée de Rimouski, qui sortent brièvement des cadres pour revivre leurs souvenirs.

L'interprétation est vraiment excellente, rien à redire, mis à part le narrateur que je trouve trop extérieur à l'action, on dirait que le comédien peinait à trouver sa place dans l'histoire. La scénographie de Jean Hazel accentue l’impression qu’a le spectateur de visiter un musée : sur scène, le clinquant des miroirs et la dorure des cadres évoquent le musée et la riche demeure de Zoé Pé. Pièce étonnante, la Société de Métis plonge vraiment plus loin que les simples émotions. Elle pousse le public à s’interroger sur la fonction même de l’art et sur son moteur de création. C'est à regret, que j'ai vu les portraits regagner leurs tableaux et s’y figer à nouveau.