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29.11.2007

Jung Test Results

Introverted (I) 73.53% Extroverted (E) 26.47%
Intuitive (N) 53.49% Sensing (S) 46.51%
Feeling (F) 71.43% Thinking (T) 28.57%
Judging (J) 69.7% Perceiving (P) 30.3%

Your type is: INFJ

INFJ - "Author". Strong drive and enjoyment to help others. Complex personality. 1.5% of total population.


creative, smart, focus on fantasy more than reality, attracted to sad things, fears doing the wrong thing, observer, avoidant, fears drawing attention to self, anxious, cautious, somewhat easily frightened, easily offended, private, easily hurt, socially uncomfortable, emotionally moody, does not like to be looked at, fearful, perfectionist, can sabotage self, can be wounded at the core, values solitude, guarded, does not like crowds, organized, second guesses self, more likely to support marijuana legalization, focuses on peoples hidden motives, prone to crying, not competitive, prone to feelings of loneliness, not spontaneous, prone to sadness, longs for a stabilizing relationship, fears rejection in relationships, frequently worried, can feel victimized, prone to intimidation, lower energy, strict with self


Le test: http://similarminds.com/

25.11.2007

Ça se passe entre les oreilles

Pour moi l'amour sonne comme une musique. Elle évolue selon l'heure du jour et de la nuit. Les humeurs l'influencent, l'infléchissent ou la redressent. La musique se faufile dans chaque parcelle du corps pour y faire sa niche ou pour y susciter de délicieux frissons. Elle traverse la peau, les muscles et tout ce que l'esprit scientifique ne parvient pas à quantifier ni à décrire. L'amour se chantonne, l'amour berce, l'amour fait verser des larmes tout comme il les assèche. L'amour rend triste sans qu'on sache pourquoi. L'amour fait du bien, soulève et transcende toutes les musiques.

Mais ce soir elle résonne comme Summer 78 de Tiersen.

10.11.2007

Accompagnement

Je marche à côté d’une joie
D’une joie qui n’est pas à moi
D’une joie à moi que je ne puis pas prendre

Je marche à côté de moi en joie
J’entends mon pas en joie qui marche à côté de moi
Mais je ne puis changer de place sur le trottoir
Je ne puis pas mettre mes pieds dans ces pas-là
et dire voilà c’est moi

Je me contente pour le moment de cette compagnie
Mais je machine en secret des échanges
Par toutes sortes d’opérations, des alchimies,
Par des transfusions de sang
Des déménagements d’atomes
par des jeux d’équilibre

Afin qu’un jour, transposé,
Je sois porté par la danse de ces pas de joie
Avec le bruit décroissant de mon pas à côté de moi
Avec la perte de mon pas perdu
s’étiolant à ma gauche
Sous les pieds d’un étranger
qui prend une rue transversale.

-Hector de Saint-Denys Garneau

08.11.2007

Félicité

Présentée à La Licorne
Texte de Olivier Choinière
Mise en scène de Sylvain Bélanger
Vue le 8 novembre 2007


Difficile de parler d'un spectacle aussi extrême et humoristique. Difficile parce que chaque fois je me demande s'il faut en rire ou en pleurer, se taire en grinçant des dents ou hurler à la place de ces personnages qui ne le font pas alors qu'ils le devraient.

Oracle et Caro ne font qu'une et même personne. Oracle est celle qui raconte l'histoire triste et pathétique de Caro. Caro est celle qui se raccroche à une personnalité, Céline Dion, pour éviter de contempler la désolation de sa vie. Sa terrible vie.

Sommes-nous là pour juger? Seulement là pour entendre?

Miroir

Miroir, miroir, j'en ai marre d'être laide.

Soupir

C'est tourner en rond, pivoter en toutes directions, c'est écarquiller les yeux mais toujours voir une même porte, fermée. C'est avancer, pousser la porte, franchir la porte et revenir en arrière, une pièce, toujours identique. C'est se dire ça y est je le fais, ça y est j'arrête, je continue, c'est derrière moi, je progresse et puis voir le sourire renaître. C'est, le temps suivant, revenir au même point, le sourire tourne et la lumière intérieure disparaît.

C'est toujours à recommencer vous ne trouvez pas? L'impression chaque fois d'en sortir, de faire le pas hors de la déprime et chaque fois s'y renfoncer, par mégarde, parce qu'on lui tourne le dos un instant de trop, parce qu'on s'abandonne à une seconde d'inattention.

Et puis, c'est tout con, une belle chanson, une minute de silence et la tranquillité chasse la grisaille. D'où vient que d'un instant à l'autre, l'humeur volatile se métamorphose ainsi?

05.11.2007

Des milliards de solitude

-Qu'est-ce qui ne va pas chez moi? Pourquoi suis-je toute seule?
-Qu'est-ce qui te gêne dans le fait d'être seule?
-C'est ennuyeux. Insatisfaisant.
-Angoissant?
-Aussi.


"Des milliards de tapis de cheveux" par Andreas Eschbach

04.11.2007

J'existe encore

Et j'ai même survécu à l'heure qui n'existait pas cette nuit. Une heure retranchée de ma vie.... ah mais une heure de sommeil gagnée! Et demain matin, je pourrai en profiter. Me lever à "8h" au lieu de 7h! Il faut bien profiter des petits cadeaux quand ils passent.

Aujourd'hui, je dois écumer mon sous-sol pour faire l'inventaire de ce qui me serait utile en appartement et de ce qui me manque cruellement. L'impression que le projet "appart" se concrétise? Un peu, mais pas beaucoup, c'est trop loin, trop flou, trop conditionnel. Si j'ai les sous, si j'ai l'emploi, si mon amie peut toujours, si je trouve un appart pas trop trop cher... ça fait beaucoup de points de suspension...

Dernière semaine de boulot.

L'impression d'avoir un crayon planté dans la paume de la main et qui m'empêche d'écrire.

Et pendant ce temps, novembre s'installe.

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