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26.10.2007
Belles couleurs...
23:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Par maux
Savez-vous ce que c'est que de vivre en permanence dans un univers où tout le monde vous juge? Où tout le monde vous regarde de travers? On ne se complaît pas à se croire le centre de l'univers parce que cela signifie croire que tous les regards sont braqués sur vous, prêts à vous mitrailler de jugements. Chaque inconnu qui pose les yeux sur vous est là pour vous trouver ridicule, laid, insignifiant. Chaque chuchotement dans votre dos est dirigé contre vous. Chaque tête qui se tourne se détourne de vous.
Sortir, un défi. Se sentir à l'aise en groupe... on repassera.
J'exagère? Bien sûr. Il y a des jours, c'est vrai, je m'en fous totalement, je parviens à m'en foutre totalement, mais je ne sais pas comment j'y parviens. D'autres jours, je m'en soucie peu. Mais par jours de grand stress, patatra.
Je sais que demain ça se passera relativement bien, je le sais, ma tête le sait, mon corps le sait, mes nerfs l'ignorent. Je sais aussi que la moindre gaffe que je ferai, je l'amplifierai jusqu'à ne plus voir qu'elle. Ne. pas. ruminer.
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22.10.2007
Supra platitude
Déjà que les dimanches soirs sont plates et déprimants, mais alors là c'était de l'extra-platitude ce coup-ci. Même sans me connecter à Internet, je savais qu'il n'y avait personne en ligne, j'ai donc, ô horreur, regardé Tout le monde en parle. Bon, c'était pas si insignifiant que ça, certaines entrevues étaient intéressantes, notamment avec l'imam et l'autre avec Sandrine Bonnaire.
Reste que si mes contacts ne se trouvent pas sur msn c'est donc qu'ils sont de sortie. J'en suis verte de jalousie tiens!
Question : quand c'est toujours vous qui faites les invitations, est-ce à dire que les autres ne pensent pas à vous lorsque vient le temps d'organiser une activité?
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21.10.2007
1h55 AM
Entrevue demain! Je suis morte de stress! J'ai passé la soirée à lire, écouter de la musique, regarder des vidéos, écrire pour tenter de relaxer. C'était pas trop mal. J'aurais bien aimé discuter aussi, mais MSN était d'un désert! Pas grave, j'ai dialogué avec moi-même. Héhé. Sérieusement, j'ai plutôt réussi mon coup et je vais gagner ma couette en ayant juste un peu les mains tremblantes. Dooonc... ça devrait aller demain. J'espère.
J'ai des billets pour Félicité, à La Licorne! Les articles et les critiques sur la pièce m'intriguent beaucoup, la pièce est mieux d'être à la hauteur! En fait, j'en doute pas trop, connaissant Choinière et La Licorne, j'ai rarement été déçue.
Je cogne des clous sur mon clavier, je vais dormir, de ce pas....
01:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2007
Mise en situation
C'est difficile de prendre une décision quand une opportunité se présente, mais quand on est gêné et anxieux pour à peu près tout, c'est pire!
C'est gentil de se dire: je fonce, mais encore faut-il trouver la force de le faire. :( Il y a tellement de "oui mais" et de "et si" et de "j'y arriverai pas" que je sais même pas si j'oserai décrocher le combiné pour appeler. D'un autre côté, ce serait absolument con de ne pas le faire cet appel. Rah! C'est bien l'embêtant quand on se sent autant de valeur qu'une m... on n'ose pas vraiment. Je n'ose pas oser, voilà.
00:25 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.10.2007
Cette histoire-là...
Elle commence comme bien d'autres histoires, avec une femme un peu perdue sur le quai d'une gare anonyme. Elle commence toujours ainsi, dans un grand espace impersonnel avec des gens qui marchent dans toutes les directions en ignorant le regard des autres. Aucune personne ne vient vers la femme. Elle est fin seule dans une grande gare dans une ville dont elle n'a pas pris la peine de retenir le nom. Quelle importance? Elle n'y restera pas.
Ses yeux errent, son esprit erre, son coeur erre et tous ensemble, solitaires, ils ne savent pas se fixer.
La femme sent qu'elle est la seule à se tenir dans cet espace sans avoir une destination en tête. Elle n'a personne vers qui diriger ses pas, personne vers qui tendre les bras, personne ne l'habite, elle n'habite personne. Ni désirable, ni désirée. Ni espérée, ni attendue. Seule. Quelle importance? Elle ne saurait pas aimer.
C'est presque le destin (un simple oubli) qui la mène vers un billet oublié sur un banc, sur le sol, au coin d'un comptoir, près des cuvettes des toilettes. Une destination. Pas de destinée. La femme prendra le train.
Elle embarque et trouve un siège, qu'elle meublera pour un temps, elle s'y installe et dort. Le train file vers des maisons qui ne sont pas les siennes, vers des gens à qui elle n'appartient pas. Et quand elle descend, même gare, même lieu désolé, même absence de bras pour l'accueillir. Qu'importe. Bientôt elle repartira.
00:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2007
Un bernard l'hermite
Tout comme pour ce crustacé, j'arrive assurément à un moment de ma vie où il est temps de changer de maison. Rien n'a pourtant évolué en bien ou en mal chez mes parents, mais je ressens le besoin d'avoir un chez-moi vraiment à moi. De plus en plus souvent, je n'ai plus l'impression d'être chez moi dans cette maison. Et puis l'ordinateur est dans ma chambre, ma chambre devient le bureau de la famille, on y entre, on y travaille entre mes traîneries et mes sous-vêtements. Charmant.
Allez petite vie (petite misère), je demande seulement quatre petites choses cette année: un amoureux, un appartement, un boulot et un chat. Je suis pas si exigente quand même!
00:22 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.10.2007
Le chant des Gaston
Présentée à Espace Libre
Conception et mise en scène par Céline Bonnier (Momentum)
Vue le 10 octobre 2007
Je suis sortie de la salle en ayant eu l'impression d'avoir fait le tour d'un musée bien entretenu. De très jolies images, de magnifiques tableaux, des suggestions intéressantes et des scènes parfois déroutantes, mais un fil souvent très ténu entre toutes. En même temps, il m'est difficile de blâmer la conceptrice Céline Bonnier puisque le tableau qu'elle propose aux spectateurs est touchant et troublant.
Comme chaque fois qu'on aborde le thème de la mort, les personnages semblent souvent maladroits, gauches, malhabiles. À court mots pour se dire, les personnages se bombardent d'autres mots, légers, futiles, n'osant jamais aborder de front le cadavre de leur père. Il n'est pas là ce corps, mais j'ai senti sa présence, pesante. L'adolescent, leur demi-frère, que la fratrie endeuillée découvre dans la maison paternelle est toujours là pour leur rappeler le disparu.
J'ai particulièrement apprécié l'idée d'ouverture du théâtre vers le monde extérieur ou plutôt du monde extérieur qui venait vers nous, vers le théâtre. Il fallait s'attendre à ce travail de l'espace, toujours central pour Momentum. Lorsque les portes d'Espace libre s'ouvre directement sur la rue, ses voitures, ses passants, on se sent étrangement mis à nu. Sensation étrange.
23:30 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.10.2007
Avertissement de chialage accablant
Vous êtes prévenus!
Bon, tous ceux qui ne seraient pas intéressés à lire une Dadali qui se plaint une fois de plus ont-ils levé le nez et sont-ils partis explorer ailleurs, le web? Bien. Restons entre nous.
Quelqu'un a-t-il ici bas une idée de ce qu'est la crainte du jugement des autres et des relations avec autrui? Je ne parle pas de ceux qui ne cherchent tout bonnement pas la compagnie de leurs semblables, mais de ceux qui, comme moi, détestent se retrouver dans une situation où ils sont contraints de parler à des personnes qu'ils ne connaissent pas ou peu. Des situations communes, aussi banales que de se présenter à un comptoir de métro pour acheter la passe du mois, par exemple. Passer un coup de téléphone? L'enfer. Aller ouvrir la porte. Accueillir des gens, les guider, les aider. Bref. Personnellement, ça me fout un stress énorme, j'en refais même de l'eczéma (ouaiiis ça m'était pas arrivé depuis deux ans). Je pense que mon humeur maussade ou déprimante des dernières semaines vient de là, trop de stress et d'anxiété. La crainte du lendemain de boulot, donc je retarde le coucher, le matin je ne suis pas levable (en plus mon réveille-matin est mort), je vous raconte pas l'inspiration profonde que je dois prendre avant de franchir la porte de mon lieu de travail. Moment de panique rituel les dimanches soirs... encore une semaine. J'avoue que je ne sais pas comment je passe à travers mes journées.
Ridicule? Oui, ça paraît sans doute ridicule à qui ne connaît pas cette peur-là. C'est difficile à vivre aussi parce que même si d'en parler à des amis fait du bien, ça ne libère d'aucune peur et bien souvent, les pauvres amis ne comprennent absolument pas ce qu'on craint tant. Moi non plus d'ailleurs. Depuis quand une peur est rationnelle après tout?
Bon, en plus depuis quelques jours, j'ajoute le stress d'aller porter en personne des CV pour me trouver un stage.
Et puis mes temps libres... il me semble que c'est conflit par-dessus conflit. Un paquet d'ennuis.
Le temps paraît long et je n'ai rien pour le faire raccourcir.
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